critique-monika-bergman1

 

La compagnie de théâtre "Jours de Lumière" est née et elle rencontre le

succès grâce à l'acharnement d'Erik. Se sentant délaissé, Julian s'appuie sur

Marianne, la soeur préférée du danseur. Celle-ci lui prédit le revirement de son frère à

son égard...

 Le théâtre ne désemplit pas. Une chaine britannique demanda à filmer des répétitions à fit tout une enquête sur le ballet. Le succès était là.  Erik se montra conciliant avec son ami :

- On a beaucoup travaillé ensemble et tu vois, on s’en trouve bien.

- Ce n’est pas faux mais ça ne change rien à ce que tu as fait…

- Il y a cet ami que tu as. Il est amoureux de toi.

- Et alors ?

- Rien n’est à négliger, tu l’oublies. Il est jeune et il s’intéresse à toi.

- Et comme tu n’en es pas jaloux, tous les rêves sont permis ?

- Je n’ai rien dit de tel.

- Ah non?

- Non.

Julian admira la façon de faire de son danseur car elle se révéla élégante mais sur le fond, il était torturé. Cette jeune femme qu’il estimait malgré tout, cette petite fille blonde d’une beauté saisissante, que pouvait-il faire contre elles ? La mère d’Erik venait à Londres dès qu’elles arrivaient, deux de ses sœurs aussi et tout ce monde-là jouait son rôle…Peut-être y avait-il quelque chose à faire avec le plus jeune qui cherchait à le rencontrer ? Elle était bizarre cette fille, mal dans sa peau et amoureuse du succès de son frère. Ne sachant quel impact elle avait sur lui, il restait sur ses positions mais elle cherchait à le voir, le regardait avec une sorte d’adoration cachée et semblait prête à le défendre. Qui sait ce qu’il pourrait tirer d’elle ? Elle était véhémente :

- Je connais Erik. Quoiqu’il en dise, ce théâtre le comble et il sait que tout cela vient de vous !

- Mais vous la connaissez aussi, elle. Je l’ai sous-estimé…

- Elle est belle et sait prendre Erik, je le reconnais mais il y a une histoire de poids, vous comprenez ?

- Vous êtes fort romanesque, Marianne ! Que voulez-vous me dire ?

- Que c’est vous nécessairement  qu'il aime vraiment ! 

Elle était invraisembable jusqu'au désir physique qu'elle éprouvait pour lui et qui était si visible...

- Oh mais quelle pertinence !

- Je sais, je vous amuse et vous êtes moqueur. Ceci dit, j'ai raison. Plus tard, vous comprendrez...

- Et  pas dans l’immédiat? 

- Non.

- Oh, alors, je ferai le poids plus tard, c’est bien cela ?

- C'est très clair.

- En tout cas, vous prenez ma situation très à cœur !

- Je vous estime, Julian…

Il tournait en rond avec elle d’autant qu’elle avait moins d’ascendant que prévu sur Erik. Ils avaient dû être plus proches…Ceci dit, elle était prête à devenir folle de lui. Il savait utiliser autrui et elle pouvait l'aider...Cette certitude le rendait heureux. 

Il restait ses démons intérieurs qu’il croyait avoir abandonnés mais qui le reprenaient avec violence.