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4. Les Webster. 

Diane et Daniel avaient été élevés par des bourgeois américaine amoureux des arts. Ils avaient tenu à ce que leur fille et première née fasse des études d'art et de littérature. Elle s'était essayée à la sculpture avant de lui préférer la peinture où elle faisait mouche. Elle peignait des toiles à caractère symbolique où des créatures magiques souvent sibyllines croisaient des hommes dans des villes futuristes peu rassurantes. La mode était au non figuratif pas aux thèmes de prédilection de Diane mais, même si elle s'en souciait, elle ne déviait pas de sa trajectoire. Du reste, elle vendait ses toiles et suscitait l'engouement de jeunes artistes qui s'inscriraient à des séminaires organisées dans la vaste maison familiale dont elle était la dépositaire. A ses moments perdus, Diane écrivait des poèmes courts ou des haïkus et il lui arrivait même de créer des chansons.