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Elle est jeune, belle brillante. C'est une magnifique ballerine à qui on attribue les grands rôles. A partir de 1939, margot (ça y est, elle a adopté ce prénom-là, illumine la scène anglaise. Gisele, Aurore, la Sylphide. Fine, racée, immatérielle, parfaite techniquement, elle est un roc malgré tout. Toujours ponctuelle, toujours présente aux répétitions, toujours au travail. Elle ne se laisse rien passer. Elle a beaucoup de succès et, elle doit le reconnaître, elle aime la gloire. Les rôles titres, les grands chorégraphes, les sorties mondaines, les interviews parfois et la jet set. Et elle aime son mari. Ce diplomate sud-américain qu'elle a choisi. Diva et épouse. Pas mère. De l'absence d'enfant, elle ne dit rien, ne se justifie pas. Elle est une diva, annoblie, adulée. Pourquoi la questionnerait-on? Le mari est d'une élégance impeccable. Son regard se pose beaucoup sur les femmes. Et bien sûr, celles-ci n'en pensent pas moins. Roberto Arias. Il est originaire du Panama. Bel homme polyglotte qui la fait voyager et vivre comme une Dame.

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Il finira plutôt mal, ayant incommodé un peu trop un mari qui n'appréciait pas son tapage. Quand il sera dans un fauteuil roulant, Margot sera aurprès de lui. Elle mourra du reste au Panama. POur l'heure, elle est la danseuse qu'il faut aller voir. On l'adore, on la vénère. On l'admire. Savait-elle, en Chine, quand elle apprenait la danse avec des Russes qu'il en serait ainsi ? Le regard de la prima ballerina est sans équivoque. Il dit oui.