FONTEYN ET N

 

Lorsque Rudolf Noureev passe à l'Ouest en 1961, Fonteyn, alors âgée de 42 ans, l'invite à Londres. Elle deviendra plus tard sa partenaire jusqu'à ce qu'elle prenne sa retraite. Ils furent immortalisés à l'écran dans Le Lac des cygnes. Malgré la grande différence d'âge, leur couple chorégraphique est considéré encore aujourd'hui comme étant l'un des plus talentueux de l'histoire de la danse du xxe siècle.

Il est à Paris, celui qui s'est enfui, et elle le fait venir en Angleterre où ils créent l'événement. Ils deviennent le couple de danseurs qu'on ne peut pas ne pas aller voir. Parce que la beauté est partout où ils sont. Parce ce qu'ils ont incoutournables et faits l'un pour l'autre. Le jeune rebelle du Kirov qui a tant lutté et s'est coupé des siens pour danser à l'ouest, s'attirant la vindicte du monde communiste et la star anglaise qui a tant marqué le monde de la danse.

Ils sont mondains l'un et l'autre et riches. On les observe. On les commente. Ses frasques à lui, ses amours, la façon dont il tient à elle et son attitude gracieude de Dame qui se sait vénérée...

Les années passent. Elle danse toujours. 

Et puis, elle ne danse plus.

Le lien entre eux ne se défait pas. A Saint Petersbourg, il avait des photos d'elle. Il admirait son port de tête et sa grâce de danseuse. Il l'admirera toujours.