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L'écrivain Daniel Webster réussit à convaincre Niels, le danseur qu'il convoite, qu'il doit le prendre pour guide. Sa vie n'en sera que meilleure. Niels accepte et pense que tout ira bien...Les premiers temps furent plutôt faciles. Niels se déplaça seul et se tint à des horaires stricts qui excluait toute rencontre extérieure. Il ne vit plus la jolie Américaine et s'efforça de ne pas penser à elle. Il vit peu ses amis puis plus du tout et devint comme insensible à leurs appels. Une fois, chez Webster, il devint docile. Irène Diavelli malade et inconsciente ne pouvait plus jouer pour lui aucun rôle positif. Webster avait raison. C'est sur lui qu'il fallait s'appuyer...Et de fait, il s'abandonna à lui.

Niels aimait assez l'apparence physique de l'écrivain. Il avait un corps mince mais tout de même musclé, dépourvu de pilosité excessive et à la peau claire mais sans défaut majeur. Son torse était ample et ses mains aux longs doigts effilés, belles et forte. Et puis, cet homme avait l'esprit vif, l'imagination féconde et la parole acérée. Il était cultivé et imposant. Conscient que l'Américain était profondément attiré par lui, il se savait lui-même aimanté. Contre cette attraction violente et totale, il ne pouvait rien. Il fut donc amené à rester cloîtré et inactif. Quand il sortait de sa torpeur, Niels se trouvait face à Daniel qui se montrait très exigeant sexuellement. A divers moments de la journée, ils se caressaient et s'étreignaient et c'était bien tout ce qu'ils étaient capable de vivre. Du reste, quand venaient les périodes de rémission où l'un et l'autre vaquaient à leurs occupations, Niels ne supporta de moins en moins d'être laissé, à lui-même. Il voulait, le sexe de l'amant,car il durcissait vite et longtemps. Comme il était à la fois épais et long, Niels ne pouvait que s'émerveiller des très répétitives mais intenses séances de pénétration auxquelles le soumettait Webster Il n'était pas difficile, quand on subissait des assauts aussi réguliers, de ne pas être comblé, repu même, sachant qu'une telle régularité dans la satisfaction sexuelle, demandait de nouveaux assouvissements...

Il n'avait jamais perçu la sexualité, au fond, que comme un faire valoir qui le renvoyait à sa beauté physique et comme un dû. Il était désiré, trouvait normal de l'être et remerciait ceux qu'ils élisaient en se donnant brièvement à eux. Bien sûr, il y avait ce rêve d'amour avec une jeune Américaine mais ce n'était peut être qu'une naïve espérance...