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Séduire Niels, c'est l'arracher à l'idée qu'il se fait d'Irène Diavelli. La lutte est âpre mais fascinante...

Daniel ne se démonta pas.

-Moi-aussi. Avec toi. Nous allons chez moi.

-Non, il y a longtemps que nous nous sommes vus et j'ai...

-Tu as ?

-Changé.

-Permets moi de vérifier...

Niels chargea.

-J'ai été souffrant puis moins. Je ne vous ai jamais contacté. C'est clair, non ?

-Elle te suffisait.

-Oui, c'est exact. C'est toujours la cas. Irène Diavelli est un modèle pour moi. Du reste, nous échangeons beaucoup. Nous nous téléphonons, nous écrivons.

Webster prit un air ahuri, toussota puis pouffa de rire.

-Niels, tu n'es pas beau joueur !

-Vous n'acceptez pas cette vérité !

-Mais quelle vérité ! Elle est dans le comas, ta Diavelli. Cela fait des mois et des mois. Une clinique en région parisienne. C'est arrivé tout d'un coup. Nul ne sait si elle se réveillera. Des lettres et des coups de fil, Niels ?

-Vous êtes un manipulateur. Je vois bien que...

Webster fondit sur lui :

-Je peux prouver ce que je dis. Il y a eu des articles de journaux sur elle. Tu n'es pas au courant ? Non, bien sûr. C'est ta conception de l'amour, de l'admiration. Une statue en plâtre, une photo, une bougie...Mais la réalité, surtout pas...

-Ce n'est pas possible.

-Si, ça l'est.

Niels soupira. Webster le dévorait des yeux et cette insistance qu'il avait à le faire, loin de l'irriter, le troublait au delà de tout.

-On le prend ce taxi ? On va à Brooklyn ?

-D'accord mais je ne serai pas long.

Il n'était pas crédible. Daniel le lui fit savoir en lui lançant un regard ironique. Dans le taxi, le danseur s'efforça de regarder droit devant lui mais Webster lui prit la main une première puis une seconde fois, lui passa un bras autour des épaules puis l'embrassa longuement. Niels tenta vaguement de se dégager puis s'abandonna à la science de cet amant qui l'avait si violemment troublé. Il embrassait fort bien...