CONSEILS

Vernissage de l'exposition de Diane à New York. Niels est présent et se confie. Toutefois, Daniel apparaît...

Il lui parla de la jeune fille dont il se rapprochait. Elle eut un sourire de connivence. Il escomptait qu'il ne serait que très peu question de l'écrivain, mais Diane se mit à parler de lui.

-Vous aurez remarqué que Daniel était absent à mon vernissage. Il n'était pas à New York ce soir là mais il est de retour. Vous lui aviez fait forte impression. Niels, mon frère n'est pas quelqu'un qu'il faut négliger...

Le danseur rougit :

-Que voulez-vous dire ?

-Peut-être ne vous êtes vous pas compris mais Daniel est, je vous assure, un être complexe qui a un vrai talent d'écrivain. Il est sensible à ce que vous êtes. Vous gagneriez à vous revoir...

Puis, comme Niels demeurait silencieux, elle se pencha vers lui à travers la table et fit mine de murmurer.

-Vous allez très, très bien ensemble. Vous comprenez ?

Le danseur s'empressa de la contredire mais il ne fut pas convaincant. Elle ne le quittait pas des yeux et le raillait doucement.

-Oui, vous voudriez une Américaine mais lui, il est là. Ce ne sont pas les mêmes voies, je le reconnais...Ne vous débattez pas ainsi. Vous savez, si moi, je suis sensible à votre beauté, imaginez ce qu'il ressent lui...

Niels craignit que le reste du dîner fût gâché mais elle eut du tact et changea de sujet. Toutefois, le vert était dans le fruit. Il le savait, il allait se trouver face à Webster.

Quelques jours plus tard, il sortait du Lincoln Center et allait s'engouffrer dans un taxi quand il entendit une voix derrière lui.

-Raphaël ! Raphaël !

Il se retourna. Daniel était là, vêtu d'un costume de demi saison et d'un imperméable. Ses yeux brillaient étrangement.

-Je m'appelle Niels.

L'homme fit la grimace.

-Oui, c'est aussi ton prénom. Mais tu t'appelles aussi Raphaël. Aucune magie là-dedans. Nous avons dormi ensemble, tu dois t'en souvenir et tu parlais dans ton sommeil. Tu allais mal à cette époque là..ça te dit quelque chose?

-Oui, oui bien sûr.

-Ah, tu vois !

Je dois partir.