ALEXIAAAAAAAAAAAAAA

-Vous êtes tellement pâle...Ne restez pas debout. Asseyez-vous.

Niels obéit presque mécaniquement et se rassit sur le lit. Il avait peur sans savoir pourquoi. La voix de Webster était un peu basse, prenante.

-Ces malaises...Mais il y a une autre raison...N'est-ce pas ?

-Je me borne aux avis médicaux.

-Allons, Niels, Diane peint des villes fantômes ou errent des hommes à tête d'animaux et j'ai réalisé un film sur une petite fille qui voulait s'emparer d'un piano dans le ciel, vous voyez un peu où vous êtes d'autant que dans mon roman à paraître deux vagabonds travaillent de riches Américains qui n'existent peut-être pas...Dites moi ce qui se passe...

-Un fou doit parler à des fous ?

-Je crois bien.

Niels se sentait perdu. Cet homme pouvait aussi bien l'aider de façon désintéressée que le manipuler mais tout lui échappait à partir du moment où il n'était plus ce jeune Dieu de la danse à qui tous les hommages étaient dus. Il se lança.

-Mon père est mort brutalement il y a des années. Je ne l'aimais pas.

-Au moins, vous en êtes conscient et n'essayez pas de vous persuader du contraire. Continuez.

-Je n'ai pas de vrai contact avec ma mère...

-Vous n'êtes pas le seul.

-Elle m'aime mais c'est une femme faible...malade...

-En ce cas, il est préférable que vous soyez loin. Et puis, vous restez en contact, non ? Continuez !

-Au Danemark, j'ai été aidé par une femme, une ancienne ballerine. Elle est tombée amoureuse de moi et moi, je me suis rétracté...La différence d'âge, cette séduction qu'elle pensait avoir...

-Eh bien quoi ? Elle a joué avec le feu. De toute façon, qu'est-ce que vous auriez fait avec elle ?

-Tout de même, je lui dois beaucoup. Je suis égoïste.

-Elle est sans doute mariée. Dans ces cas-là, les femmes voient leur époux d'un nouvel œil. Et puis, si elle est fière, son amour propre lui a dicté quoi faire...Elle s'est remise.

-Mais alors, pour vous, il y a une solution à tout...

-Quoi ? Elle vous aimait...A la bonne heure ! Il faut être bien armé pour tomber amoureux de vous, jeune Dorian... Poursuivez...