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5. Un ballet à New York et une paternité révélée.

Erik vient d'apprendre qu'il est papa d'une petite fille qui vit en Caifornie. Parallèlement, il monte un ballet sur Dorian Gray à New York.

Passé les moments où cette nouvelle lui parut irréelle, Erik accusa le coup. Il n’en voulait pas à Chloé, il s’en voulait à lui. Il avait rompu sèchement avec cette jeune femme à qui il avait imposé sa vie de danseur. Julian lui avait offert un écrin magnifique au sein duquel il brillait mais le départ de Chloe l’avait bien arrangé. Et maintenant, il y avait cette petite fille…Le danseur échangea des messages avec la jeune femme. Elle comprenait qu’Erik veuille voir sa fille mais elle était enceinte, comme elle le lui avait dit, et elle voulait passer une grossesse heureuse. En attendant, elle lui enverrait des photos. Le jeune homme ne regimba pas mais il devint plus fermé et anxieux. Julian vit le changement et le questionna. Quand il fut mis au courant, il prit d’abord les choses de haut :

-Il est de toi ?

-Elle l’affirme.

-Et pourquoi tout ce temps ?

-Je la comprends.

-Bon, enfin, tu jugeras sur pièces.

-J’ai hâte de la voir. C’est bouleversant !

Pour Julian, ça l’était aussi. Si Erik revoyait cette américaine enquiquinante, celle-ci risquait de lui faire beaucoup confidences. Erik saurait qu’il l’avait par deux fois malmenée…

Un malaise s’installa entre eux. Un surprenant appel de Mills le vint le dissiper partiellement.

-Je veux de nouveau filmer la danse ; alors si tu as un projet…Il paraît que tu es chorégraphe maintenant.

-Je le deviens.

Quelques mois plus tard, il arriva avec son équipe de tournage. Erik montait un ballet sur Le Portrait de Dorian Gray. Mills fut content de le revoir.

-Bien sûr ! Ce ballet que tu es en train de faire répéter. Déjà le choix ne me surprend pas tant que cela venant de toi. Le Portrait de Dorian Gray, rien que cela ! Lord Henry l’observateur ambigu, Sybil Vane la jolie victime, Basil Hallward le peintre du fameux portrait et bien sûr Dorian sont pour moi des personnages de roman. Là, je vois des danseurs et je te vois toi les diriger. C’est un étrange retournement des choses, avoue-le, car dans le film que nous avons tourné ensemble, c’est moi qui te dirigeais…

-Tu es surpris que je travaille sur Dorian Gray ?

-Non, tout de même pas. C’est ambigu et dur, moral malgré tout.