BLEU

Il avait un beau visage praticien et il se tenait droit. Il la détaillait.

-Je dois vous remercier. C’est un spectacle ravissant. Accepteriez-vous de vous retourner ?

Elle fit signe que oui. Il la contempla de nouveau.

-Jolie chute de reins, vraiment…Vous pouvez me regarder de nouveau.

Elle le fit.

-Nous sommes quittes ?

-Pas encore.

Ce fut elle qui s’approcha. Il était très masculin, très soigné : il se contrôlait beaucoup, posant sur elle ses yeux bruns pailletés de vert.

-C’est la seconde étape.

-Oui.

Il avança une main et lui caressa un sein, avant de prendre un de ses mamelons entre deux doigts. Elle réprima un gémissement. Ces mêmes doigts s’immiscèrent entre ses cuisses et se glissèrent dans son sexe où ils bougèrent doucement. Elle ne put se contenir et cette fois, gémit vraiment. Pour finir, il plaça dans sa bouche ces doigts chargés de ses odeurs intimes et elle les lécha.

-Vous pensez toujours que je n’en suis pas capable…

-Vos goûts…

-Mes goûts…

-Oui.

-Frémissante et belle. Il a raison.

Cet homme lui restait odieux mais curieusement, il la troublait. Elle était nue, il était vêtu. Elle le savait homosexuel mais elle avait conscience de lui faire de l’effet. Elle le troublait. Parallèlement, il l’atteignait en l’excitant.

-Belle à quel point ?

Le désir s’était emparé d’elle : quel bel homme c’était !

-Je vous embrasse ?

-Non.

-Si, je vous embrasse.

Il le fit. Elle l’avait enlacé et il referma ses bras sur elle. Le baiser dura. Quand il prit fin, il s’écarta d’elle.

-Hum, très motivante. Mais enfin, l’expérience est terminée. Remettez votre culotte, votre soutien-gorge et votre robe ; et allez-vous passer de l’eau sur le visage. Votre excitation est plus forte encore que tout à l’heure !

-Et la vôtre ?

-Attention : je n’ai rien demandé de plus, moi. On dirait bien que vous me priez de finir ce que j’ai commencé…

En elle, tout se mêlait. Erik la délaissait déjà pour ce bel homme qui semblait ne jamais vouloir quitter sa vie ; cette proposition professionnelle, même s’il ne faisait mine de ne pas être convaincu le motivait déjà beaucoup ; et si puisque c’était le cas, elle risquait de perdre la partie. Mais pouvait-elle encore la gagner ? Si elle n’amenait pas Barney à coucher avec elle, elle perdrait tout avantage ; dans le cas contraire Erik se fâcherait contre elle mais contre lui-aussi. Elle n’était pas sûre de penser juste mais cet homme la rendait active…

-Vous êtes toujours avec moi ?

-Oui.

-Et ?

-Je vous demande de finir.

Elle se rapprocha de nouveau de lui et posa une main sur son pantalon, là où elle sentit rapidement une érection naissante.

-Hum…Quelle femme adroite !