RUDOLPH NOUREYEV PHOTOOOOOOOOO

 

Erik Anderson, danseur classique dont la carrière est à son sommet, entre 1980 et 1990, ne peut ignorer Rudolph Noureyev. La célébrité de ce danseur est encore si forte que je ne saurais le présenter longuement. Je reprendrai ici les mots de Dominique Crébassol pour le Festival de danse de Montpellier, qui s'est tenu en janvier 2019.

 Danseur charismatique, artiste brûlé d’exigence, épris de liberté et d’expérimentation tout autant qu’attaché à la tradition dont il était issu, Rudolf Noureev (1938-1993) est l’un des mythes dansants du XXe siècle. Directeur de la danse à l’Opéra de Paris de 1983 à 1989, il lui suffit de ces six années pour marquer à jamais la vénérable institution. S’il la bouscule par son tempérament et l’impatience de ceux qui veulent accomplir vite de grandes choses, il inscrit également à son répertoire ses versions des grands ballets académiques russes, dont certains alors peu connus du public français. Étoile de l’Opéra de Paris aujourd’hui à la tête du Ballet du Capitole, à Toulouse, Kader Belarbi se considère comme un “enfant de Noureev”. Avec le programme “Dans les pas de Noureev II”, il remonte à la source du style du maître russe en livrant un florilège d’extraits de ses chorégraphies.

L’acte III de Raymonda déploie les brillances d’une technique académique poussée jusqu’à la sophistication la plus extrême alors que La Bayadère clôt la soirée sur les visions d’un royaume des Ombres peuplé de créatures irréelles. Noureev éprouvait une grande admiration pour le chorégraphe de ces ballets, Marius Petipa, et il remonta plusieurs de ses œuvres, dont Le Lac des cygnesLa Belle au bois dormant et Cendrillon. Les variations pour deux ou trois solistes reprises ici par le Ballet du Capitole sont parmi les plus redoutables à interpréter, en raison de leur difficulté d’exécution, car l’élégance naturelle ne doit rien céder à l’exigence de précision. Comme le duo d’amour de Roméo et Juliette qui les accompagne, ces morceaux choisis font également la preuve que l’art de Noureev n’est rien sans une intense incarnation dramatique des personnages. Dominique Crebassol.

Concernant Erik Anderson, il est important de souligner que Noureyev a été formé à la même école que Nijinsky et qu'en soit, il représente une référence importante pour le héros du "Danseur" même si, dans le roman, son nom est peu cité.