TAMARIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIN

Tamarin est abandonné par le protecteur de son maître car celui-ci s'est enfui. Au cimetière Montmartre, il rencontre Jacquot, un employé municipal...

Moi, je me suis caché d'abord puis, je me suis faufilé dans le cimetière. Et voilà...

Où es-tu, mon pauvre maître ? Qui t'a fait du mal ? Je souffre pour toi.

Plusieurs jours de suite, j'ai déambulé la nuit. Je me cachais le jour et on me laissait tranquille mais quand le soleil disparaissait, c'était bien autre chose ! Je devais faire face à d'autres chiens et ce n'était pas facile. Abandonnés depuis longtemps, livrés à eux-même, ils ne faisaient pas de quartier. J'étais aux abois et j'avais faim. Je défendais hardiment mon territoire et ma pitance mais je n'aurais pas tenu longtemps si un des gardiens du cimetière ne m'avait repéré. Il devait faire partie des anciens et s'appelait Jacquot Ginette. Il savait bien que chiens et chats errants pullulaient dans ce bel endroit mais il avait aussi compris que la vie y était précaire. Pas de soins, une alimentation insuffisante et la menace des temps froids...Moi, j'étais nouveau et pas encore sauvage. Après quelques travaux d'approche, le dénommé « Jacquot » a réussi à s'approcher de moi. Il m'a donné à boire, nourri et conduit dans une sorte de cabane à outils où je pouvais faire des pauses. Heureusement pour moi, le cruel amant de mon maître m 'avait laissé choir au mois de juin, ce qui fait que jusqu'au début du mois d'octobre, j'ai une vie certainement très différente de l'ancienne, mais quand même assez clémente. Seulement, Jacquot me le laissait bien entendre, je risquais de ne pas passer l'hiver...Il m'avait à la bonne ce type. Les animaux errants qui se montraient agressifs étaient souvent pris par la fourrière. D'autres, très malins, arrivaient à se cacher, échappant ainsi aux rafles, mais ils succombaient à cause de maladies non traitées, de nourriture en quantité insuffisante et d'absence de résistance à la pluie et au froid.